Avec Marie, et d’autres membres de
la délégation halluinoise, nous avons eu la
chance d’habiter la résidence Tockem.
Quand nous avons décidé de nous rendre au Cameroun
au début du mois de mars 2007 pour rencontrer nos amis
de NKong Zem, dans le cadre des échanges entre les villes
d’Halluin et de NKong-Zem, très vite nous est
venue par Marc Desbuquois la proposition de loger durant ce
temps de rencontre au village de Tockem, dans la chefferie
de Bafou. Beau challenge ! Nous avons prévenu la municipalité de
NKong Zem, Paul Wamba, et cela s’est passé de
la meilleure manière. Des bungalows au milieu d’un
jardin bien entretenu, un bâtiment central qui rassemble,
ce sont des lieux accueillants, d’autant plus accueillant
que l’équipe sur place est souriante, disponible.
Tockem se situe dans un relief vallonné qui laisse entrevoir
un habitat égrené sur les flancs des collines.
Tockem, c’est un des hameaux du village, posé sur
les hauts plateaux de cet Ouest du Cameroun.
Tockem est le fruit d’une volonté qui s’éprouve
de belle manière. Il nous fait respirer cette belle
Afrique. Il nous fait vibrer comme un cœur. Il est au
cœur de notre souci de livrer la belle bataille du développement,
de construire des échanges qui ne rendent pas dépendants,
de participer à un projet qui ne repose pas sur un marketing
commercial. Nous avons bien entendu ces interrogations : pourquoi
avoir fait Tockem à Tsingbeu ?
Nous témoignons. Vivre à Tockem, c’est
vivre l’Afrique, la vraie. C’est être disponible
pour être à l’instant de la rencontre, et
proche des aspirations et des besoins. Nous visitons l’école
créée et soutenue; nous rencontrons les responsables
du dispensaire. Nous applaudissons les animations de la MJC
locale. Tockem, c’est le tourisme équitable ;
nous y sommes comme dans une hôtellerie. Nous percevons
bien les éléments du cahier des charges : en
premier lieu l’accueil, faire connaître la réalité,
faire goûter les saveurs, assurer la médiation
avec le milieu humain. Tockem, c’est une bien belle réussite.
Tockem, un lieu où nous retournerons, bien sûr
!
Jean-Luc et Marie Deroo
10 mai 2007
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